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Famille musulmane accueillant une personne convertie

Épouser une personne convertie : repères pour les familles musulmanes

Lorsqu'un musulman de naissance annonce à sa famille le nom d'une personne convertie comme futur conjoint possible, les réactions sont très diverses. Certaines familles sont ravies ; d'autres s'inquiètent de la culture, de la langue, d'une belle-famille non musulmane ou de la profondeur réelle de la foi de la personne. Cette page s'adresse aux musulmans de naissance et à leurs familles qui envisagent un mariage avec quelqu'un qui a embrassé l'islam, et qui souhaitent aborder la question avec justice et bienveillance.

Elle explique comment accueillir un nouveau musulman, comment entretenir la relation avec sa famille d'origine, la question du wali pour une convertie et la gestion des attentes culturelles. Si vous êtes vous-même converti ou « revenu » à l'islam et cherchez un conjoint, notre guide rédigé pour les nouveaux musulmans s'adresse directement à vous.

Un converti est pleinement musulman

L'enseignement islamique est clair : une personne qui accepte sincèrement l'islam est musulmane à tous égards, avec les mêmes droits et la même dignité que quiconque est né dans une famille musulmane. Nombre des plus grands Compagnons étaient des convertis, dont Abou Bakr, Omar et Bilal. La religion ne prévoit aucune « période d'essai », et rien ne justifie de considérer un converti comme un conjoint moins convenable à cause de son parcours.

Il est néanmoins raisonnable que les familles prennent en compte l'engagement religieux, le caractère et la compatibilité, exactement comme pour n'importe quel prétendant. La question n'est pas « depuis quand êtes-vous musulman ? », mais « comment vivez-vous votre foi aujourd'hui, et partageons-nous la même vision de la vie de famille ? ».

Accueillir plutôt qu'examiner

Les convertis racontent souvent être interrogés plus sévèrement que les musulmans de naissance, sur les prières qu'ils ont mémorisées, l'arabe qu'ils ne savent pas encore lire ou des coutumes qui relèvent de la culture plutôt que de la religion. Une approche plus bienveillante profite à tous.

Des attitudes utiles pour les familles

La famille d'origine de la personne convertie

La plupart des convertis ont des parents et des frères et sœurs qui ne sont pas musulmans. L'islam exige la bonté et le bon traitement envers les parents, quelle que soit leur religion, et un conjoint qui respecte ce principe rendra la vie conjugale bien plus facile. Attendez-vous à rencontrer la belle-famille, à partager avec elle certaines occasions familiales et à réfléchir à la façon de gérer avec tact, et non par la confrontation, la présence de nourriture non halal ou d'alcool lors de ses réunions.

Certaines familles de convertis sont favorables ; d'autres sont blessées ou inquiètes de la conversion. Un conjoint musulman de naissance peut aider en faisant preuve de patience et de courtoisie, et en ne poussant pas la personne convertie à rompre les liens. Notre page sur le mariage entre origines différentes approfondit la question du rapprochement des familles.

Le wali d'une convertie

Pour le mariage d'une femme musulmane, la plupart des écoles exigent un wali, et selon l'avis majoritaire un père non musulman ne peut en général pas tenir ce rôle dans un contrat de mariage islamique. Dans ce cas, un parent musulman, s'il y en a un, peut intervenir ; sinon, le rôle revient habituellement à une autorité musulmane comme un cadi ou, dans les pays sans tribunaux islamiques, à un imam ou à une personnalité communautaire de confiance et instruite agissant à ce titre. L'école hanafite permet généralement à une femme majeure de conclure elle-même son mariage, tout en encourageant l'implication d'un wali.

Pour la famille du marié, cela signifie respecter la personne qui fait office de wali et ne pas traiter la démarche comme une simple formalité. Dans une situation délicate, consultez un savant qualifié. C'est aussi une marque d'égard que de tenir ses parents informés et, s'ils le souhaitent, de les associer aux festivités, même s'ils ne peuvent pas jouer le rôle religieux.

Les attentes culturelles

De nombreuses familles, en Grande-Bretagne comme ailleurs, ont de fortes traditions culturelles concernant les noces, les rôles de chacun, la famille élargie et la langue. Une personne convertie ne les partage pas forcément et ne doit pas être tenue de les adopter toutes du jour au lendemain. Abordez à l'avance :

Prudence et équité

La plupart des convertis sont sincères, mais les familles doivent prendre les mêmes précautions que pour toute union : vérifier l'identité, se rencontrer dans un cadre familial et se renseigner sur le parcours de la personne. De même, les musulmans de naissance ne doivent pas profiter du manque de soutien familial d'une personne convertie, pousser à une nikah secrète ou la juger moins digne d'un mahr complet et d'un vrai mariage. Au Royaume-Uni, rappelez-vous qu'une nikah seule n'est généralement pas un mariage légalement enregistré ; consultez notre guide du mariage au Royaume-Uni. En France, le mariage civil en mairie doit précéder toute cérémonie religieuse.

Liste pratique pour les familles